Historique de la FANAF

Historique de la FANAF

 La Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines, plus communément connue sous le signe de FANAF a été mise sur pied au milieu des années 1970, pour répondre à  l’étroitesse des marchés qui a été remarquée et plusieurs fois signalée à  une certaine époque par les spécialistes et les acteurs du monde de l’assurance.

L’autre grand défi étant de favoriser la création de sociétés d’assurances purement locales avec des capitaux entièrement ou partiellement africains. Il faut signaler qu’à  cette époque, il est apparu nécessaire au fil des événements, de trouver une solution au développement de toutes les compagnies qui prenaient forme ici et là  dans le continent sans que des normes claires et consensuelles accompagnent ce mouvement. C’est donc pour donner une dynamique véritable à  l’industrie des assurances, que des hommes et femmes de bonne volonté (parmi lesquels on pourrait citer les noms de Daniel Porouonjou Taponzié, Léon Amon, Victor Mobioh, Diouldé Niane, Paul Tsala etc.) ont eu l’idée de mettre sur pied une association regroupant les sociétés de droit national de l’Afrique francophone. La FANAF est née et nous sommes le 17 octobre 1976 dans la cité paisible de Yamoussoukro en République de Côte d’Ivoire.
M. Léon Hamon de la Côte d’Ivoire, Premier président de la FANAF en 1976
M. Diouldé NIANE, second Président de la FANAF en 1980

Trois décennies d’efforts d’organisation

Dans le contexte de l’époque, la décennie 1970 est en matière d’assurances et de réassurances, considérée comme le moment où s’est produit un certain engouement de la part des hommes d’affaires et des opérateurs privés africains, pour la création de sociétés d’assurance à capitaux privés entièrement ou partiellement mobilisés par des hommes et hommes venus du continent.

1976

Yamoussoukro, l’étape décisive

Dans le processus de création de la FANAF, on peut retenir que le mois d’août 1974 marque aussi une étape essentielle en ce qu’elle aura permis, (au cours d’une réunion qui s’est tenue à Dakar du 21 au 25 août de la même année), de jeter les bases de la mise sur pied d’une organisation professionnelle des assurances. Ainsi, grâce à l’appui de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) et de la CICA, cette rencontre a été l’occasion pour les sociétés d’assurances du continent venues principalement du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, du Mali, de la Mauritanie, du Togo, du Sénégal et encore d’autres représentants de la CICA, de jeter les bases de la future organisation dénommée FANAF. Deux années plus tard, le 17 mars 1976, en dépit de quelques susceptibilités, la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF) voit le jour grâce à la volonté des autorités ivoiriennes de l’époque sous le parrainage du Président Félix Houphouët-BOIGNY. Depuis cette date, elle regroupe quelque 120 sociétés venant d’une vingtaine de pays d’Afrique parmi lesquels on peut citer : l’Afrique du Sud, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, la République démocratique du Congo (ex : Zaïre), le Rwanda, le Tchad, le Togo, la Tunisie, le Sénégal.

1979

Yaoundé règle la question des statuts

Après Yamoussoukro, la FANAF essaie de prendre enfin un envol. C’est dans ce contexte que les membres fondateurs se réunissent dans la capitale camerounaise du 22 au 23 novembre 1976, pour adopter les statuts et le règlement intérieur de la Fédération. A l’issue de la réunion, M. Léon Hamon de la République de Côte d’Ivoire est élu premier président de l’association alors que M. Mboumi Thimothe du Cameroun, en devient le Secrétaire général. L’adoption des textes ne règle pas pour autant la question vitale du fonctionnement de la Fédération. En dépit de l’enthousiasme qui a guidé les premiers pas de l’association, des blocages ne tarderont pas à naître progressivement liés aux modes de fonctionnement de la structure. L’assemblée générale du 22 janvier 1979 à Abidjan se chargera de remettre tout cela en ordre, à travers la création d’une commission ad hoc dont la mission principale sera de diagnostiquer les maux dont souffrent la FANAF. Ceci dans le but de proposer des solutions durables de sortie de crise. Cette commission va proposer à l’issue de ces concertations et travaux un certain nombre de propositions : - la concentration des organes de direction dans un même pays ; - la mise en place d’un budget conséquent pour le fonctionnement de l’association ; la mise en place d’un secrétariat permanent doté d’un personnel salarié et qui travaille à plein temps pour la structure ; L’Assemblée générale tenue le 15 mai 1979 à Yaoundé va permettre à la FANAF de prendre enfin son envol en adoptant ces recommandations de la commission ad hoc. Et c’est au cours de l’Ag qui se tient du 18 au 19 octobre de la même année à Lomé qui donnera mandat à une commission composée de deux membres seulement de contacter toutes les sociétés dites de droit national africaines opérant sur le marché africain pour les amener à adhérer au cadre nouveau offert par l’association. C’est cette même commission, à l’issue de cette autre mission, qui va être érigée en Bureau exécutif provisoire qui concentre tous les organes de la Fédération au sein d’un seul marché.

1980

La FANAF choisit Dakar pour le siège

Lomé marque une autre étape importante en ce sens que les décisions sorties de son Assemblée générale ont été mises dès la session qui s’est tenue les 25 et 26 avril 1980 à Dakar. La capitale sénégalaise qui marque un autre tournant dans la vie de l’association par les importantes résolutions qui en sont sorties et portant modification des statuts et la naissance d’un bureau exécutif dont les membres à l’exception du Vice-président (Vp) sont des ressortissants du Sénégal. L’assemblée générale règle ainsi la question du siège permanent de la Fédération, basée avec son Secrétaire général à Dakar. Cette même réunion met en place un bureau exécutif doté d’un mandat de deux ans avec à sa tête : - M. Diouldé NIANE, Dg de la SONAM (Sénégal) ; - M. Antoine NGOUA, Dga de la SONAGAR du Gabon ; - M. Alpha BA ; -Aminata DIOUF de la CSAR, Trésorier ;

1984-1995

La période de l’enracinement

Dans cet effort d’organisation et de structuration de l’association, la décennie 1984-1995 a été déterminante. Elle a été assimilée par les spécialistes de l’assurance comme celle qui met fin au mandat élogieux des pionniers et qui fait entrer la FANAF dans l’ère de l’enracinement. Cette période est celle qui coïncide avec l’arrivée d’un nouveau bureau exécutif élu au cours de l’année 1984 et composé de l’équipe suivante : Président : Paul TSALA ; Vice président : Idy ANGO ; Aly LO, membre ; Richard COULIBALY, membre ; Le mandat de ce bureau a été placé sous le signe de l’assainissement de la branche automobile et de la mise en place de la CICARE. Tout en renforçant les acquis qui lui avaient été légués par l’ancien bureau, la nouvelle équipe a fait du rétablissement de l’équilibre de la branche automobile son principal cheval de bataille. Il faut préciser que celle-ci représentait à l’époque 50% du volume total des émissions du marché de la FANAF accusait de manière paradoxale, des résultats techniques et financières particulièrement mauvais. Aussi la dégradation des résultats de l’assurance automobile était liée principalement au système d’indemnisation des préjudices corporels en vigueur dans la quasi- totalité des marchés de la FANAF. Il s’agissait comme vous le savez tous, du système de la réparation intégrale dont l’application par les tribunaux avait entraîné des dérives financières très importantes. La principale conséquence de cette pratique était que la situation de l’assurance automobile menaçait gravement l’équilibre et la solvabilité de tout le marché de l’assurance en Afrique. Surtout au niveau de l’espace FANAF.

1986

Le colloque de la rectification à Yamoussoukro

Face à une telle situation, il fallait réagir. Ce qui va pousser les autorités de tutelle et la profession à se réunir autour d’un colloque tenu à Yamoussoukro du 18 au 25 avril 1986 autour de la problématique d’une indemnisation des préjudices corporels compatibles avec les moyens financiers de l’assurance africaine. C’est à l’issue de ce grand rendez-vous qui a réuni quelque trois cent délégués composés essentiellement d’avocats, de magistrats, de contrôleurs des assurances, d’assureurs et d’autres intermédiaires, que d’importantes recommandations destinées à la barémisation des systèmes d’indemnisation des préjudices corporels consécutifs aux accidents, seront prises. Les conclusions de cette session qui est restée dans les mémoires, seront remises aux président Félix Houphouët-BOIGNY, de la République de Côte d’Ivoire. Signalons que ce dernier comme tant d’autres de ses homologues de la sous-région, effrayé lui-même par la déstabilisation annoncée d’un secteur économique aussi important avaient ainsi décidé de remettre de l’ordre dans le système de réparation des préjudices corporels en vigueur dans les marchés de la FANAF. C’est ainsi que seront adoptées la Loi togolaise du 5 juillet, l’Ordonnance camerounaise du 13 décembre 1989, et encore la Loi ivoirienne N°89-129 du 18 décembre 1989. Tout ce mouvement a redonné de la vie et du crédit au secteur de l’assurance automobile en particulier et à l’industrie de l’assurance en général en lui permettant de retrouver une seconde jeunesse.

1995-2005

La période de la maturité

Pour la FANAF, la décennie 1995-2005 a été celle de la maturité et des grands tournants. Il s’agissait pour l’organisation de jeter un regard sérieux et critique sur le futur en partant des acquis qui ont été enregistrés depuis la naissance de l’association. Et dont les faits saillants sont : - la création de la CICARE ; - la mise sur pied du pool maritime d’Abidjan; - la réforme du système d’indemnisation des préjudices corporels ; - la modernisation et l’adoption d’une réglementation dans les principaux pays avec le Code CIMA, le Code guinéen et le projet de Code au Rwanda ; - l’assainissement des marchés et le renforcement des capacités financières des sociétés ; - le symposium sur l’assurance automobile tenu à Yamoussoukro en 1986 etc.

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